Propriétés pharmacodynamiques+
.table-claude-bernard { border-collapse: collapse; } .table-claude-bernard, .table-claude-bernard th, .table-claude-bernard td { border: 1px solid grey; padding: 3px; } Classe pharmacothérapeutique : Médicaments urologiques, alpha-bloquants, code ATC : G04CA04. Mécanisme d'action La silodosine est fortement sélective vis-à-vis des récepteurs adrénergiques α 1A situés principalement dans la prostate humaine, au niveau de la base de la vessie, du col de la vessie, de la capsule prostatique et de l'urètre prostatique. Le blocage de ces récepteurs adrénergiques α 1A entraîne un relâchement des muscles lisses de ces tissus, ce qui réduit la résistance à l'évacuation hors de la vessie, sans affecter la contractilité du muscle lisse détrusor. Ceci permet d'atténuer à la fois les symptômes irritatifs dus au remplissage de la vessie et les symptômes obstructifs liés à la miction (troubles urinaires du bas appareil, TUBA) associés à l'hypertrophie bénigne de la prostate. La silodosine présente une affinité considérablement plus faible vis-à-vis des récepteurs adrénergiques α 1B situés principalement au niveau du système cardiovasculaire. Il a été montré in vitro que le ratio de liaison α 1A /α 1B de la silodosine est extrêmement élevé (162/1). Efficacité et sécurité clinique Lors d'une étude clinique de phase II de recherche de dose, en double aveugle, contrôlée versus placebo, conduite avec la silodosine 4 ou 8 mg une fois par jour, une amélioration plus importante du score AUA (American Urologic Association) a été observée sous silodosine 8 mg (-6,8 ± 5,8 ; n = 90 ; p = 0,0018) et sous silodosine 4 mg (-5,7 ± 5,5 ; n = 88 ; p = 0,0355) que sous placebo (-4,0 ± 5,5 ; n = 83). Plus de 800 patients présentant des symptômes modérés à sévères de HBP ( International Prostate Symptom Score, IPSS, score initial ≥ 13) ont reçu 8 mg de silodosine une fois par jour au cours de deux études cliniques de phase III contrôlées versus placebo conduites aux États-Unis et d'une étude clinique contrôlée versus placebo et versus traitement actif conduite en Europe. Dans toutes ces études, les patients n'ayant pas répondu au placebo pendant le délai de latence de 4 semaines sous placebo ont été randomisés pour recevoir le traitement de l'étude. Dans toutes ces études, une réduction plus importante des symptômes irritatifs et obstructifs de l'HBP (liés, respectivement, à la rétention d'urine et à la difficulté à uriner) a été observée chez les patients traités par la silodosine par rapport aux patients sous placebo d'après l'évaluation effectuée après 12 semaines de traitement. Les données relevées au sein des populations en intention de traiter de chaque étude sont présentées ci-dessous : Étude Groupe de traitement Nombre de patients IPSS Score total IPSS Symptômes irritatifs IPSS Symptômes obstructifs Score initial (± écart type) Évolution par rapport au score initial Différence (IC à 95 %) par rapport au placebo Évolution par rapport au score initial Différence (IC à 95 %) par rapport au placebo Évolution par rapport au score initial Différence (IC à 95 %) par rapport au placebo US-1 Silodosine Placebo 233 228 22 ± 5 21 ± 5 -6,5 -3,6 -2,8* (-3,9 ; -1,7) -2,3 -1,4 -0,9* (-1,4 ; -0,4) -4,2 -2,2 -1,9* (-2,6 ; -1,2) US-2 Silodosine Placebo 233 229 21 ± 5 21 ± 5 -6,3 -3,4 -2,9* (-4,0 ; -1,8) -2,4 -1,3 -1,0* (-1,5 ;-0,6) -3,9 -2,1 -1,8* (-2,5 ; -1,1) Europe Silodosine Tamsulosine Placebo 371 376 185 19 ± 4 19 ± 4 19 ± 4 -7,0 -6,7 -4,7 -2,3* (-3,2 ; -1,4) -2.0* (-2,9 ; -1,1) -2,5 -2,4 -1,8 -0,7° (-1,1 ; -0,2) -0.6° (-1,1 ; -0,2) -4,5 -4,2 -2,9 -1,7* (-2,2 ; -1,1) -1.4* (-2,0 ; -0,8) * p Lors de l'étude clinique européenne, contrôlée versus un traitement actif, la non-infériorité de la silodosine 8 mg une fois par jour comparativement à la tamsulosine 0,4 mg une fois par jour a été démontrée : la différence moyenne ajustée (IC à 95 %) entre les traitements pour le score IPSS total dans la population per protocol a été de 0,4 (-0,4 à 1,1). Le taux de réponse (c.-à-d. amélioration d'au moins 25 % du score IPSS total) a été significativement plus élevé dans les groupes silodosine (68 %) ou tamsulosine (65 %) que dans le groupe placebo (53 %). Lors de la phase d'extension à long terme, en ouvert, de ces études contrôlées, les patients ont reçu la silodosine pendant une durée allant jusqu'à 1 an et l'amélioration des symptômes induite par la silodosine en semaine 12 du traitement s'est maintenue pendant la période de 1 an. Dans un essai clinique de phase IV réalisé en Europe, 77,1 % de la cohorte de patients, dont le score total IPSS moyen était de 18,9 points à l'inclusion, étaient répondeurs à la silodosine (soit une amélioration du score IPSS d'au moins 25 % par rapport à l'inclusion). Environ la moitié de ces patients a rapporté une amélioration des symptômes les plus gênants décrits à l'inclusion (nycturie, fréquence des mictions, diminution du jet urinaire, urgenturie, goutte terminale et vidange incomplète), selon les données du questionnaire ICS. Aucune baisse significative de la pression artérielle en décubitus dorsal n'a été observée dans aucune des études cliniques conduites avec la silodosine. La silodosine 8 mg et 24 mg une fois par jour n'a eu aucun effet statistiquement significatif sur l'électrocardiogramme comparé au placebo. Population pédiatrique L'Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l'obligation de soumettre les résultats d'études réalisées avec Urorec dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique présentant une HBP (voir rubrique Posologie et mode d'administration pour les informations concernant l'usage pédiatrique).